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Mythes et faits sur la santé mentale

Bon an mal an, environ un Canadien sur cinq sera atteint d’un trouble de santé mentale. Bien que la sensibilisation à ces troubles − et à leur traitement efficace − ait fait énormément de chemin au cours des dernières décennies, de nombreuses personnes aux prises avec une maladie mentale continuent de souffrir de discrimination et d’isolement, car les mythes entourant la santé mentale perdurent encore. L’information qui suit contribue à démystifier la maladie mentale et à comprendre les faits sur la santé mentale.

Dissiper les mythes

Mythe : Les personnes atteintes de maladies mentales sont responsables de leur sort. Bien des gens croient toujours que ceux qui sont aux prises avec la maladie mentale choisissent d’agir ou de se sentir comme tels et qu’ils peuvent contrôler leur comportement s’ils le veulent vraiment. En réalité, la recherche montre que des facteurs biologiques, génétiques et environnementaux jouent tous un rôle dans la santé mentale. Les gens ayant des problèmes de santé mentale ne sont pas plus responsables de leur état que ceux qui sont touchés par une maladie physique comme le diabète ou le cancer.

Mythe : Les enfants ne sont pas touchés par la maladie mentale. Vingt pour cent des enfants et des jeunes au Canada souffriront d’une maladie mentale. Parmi les troubles mentaux les plus fréquents chez les enfants, on trouve le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), l’anxiété et les troubles de l’alimentation. Les chercheurs ont aussi découvert que de nombreuses maladies mentales graves, comme la dépression et la schizophrénie, font souvent leur apparition vers la fin de l’adolescence et au début de la vingtaine.

Mythe : Les gens qui ont une maladie mentale sont dangereux. Ce mythe provient en partie des films trop dramatiques et des reportages sensationnalistes sur une infime minorité de la population. Mais qu’en est-il de la réalité? Le lien entre la maladie mentale et les crimes violents n’a pas été prouvé. En fait, les personnes ayant une maladie mentale sont plus susceptibles d’être victimes d’un crime violent que la population en général. Même si une très faible minorité de gens aux prises avec un trouble mental peuvent parfois être violents, la plupart du temps, il s’agit de violence verbale, et non pas d’agression physique.

Rétablir les faits

Fait : La maladie mentale est souvent d’origine génétique. D’innombrables études révèlent un lien entre la maladie mentale et la génétique. Bien que la source de la maladie mentale soit rarement clairement définie − et peut impliquer des facteurs environnementaux et héréditaires −, les gens ayant des antécédents familiaux de maladie mentale sont beaucoup plus susceptibles d’en être atteints que la population générale.

Fait : Il existe de nombreux traitements pour la maladie mentale. Pour la plupart des personnes ayant une maladie mentale, il existe toute une gamme d’options thérapeutiques. En voici quelques-unes :

    • Psychothérapie. Le counseling avec un(e) psychologue constitue habituellement une part importante du processus de rétablissement. Ce(tte) spécialiste peut aider une personne à découvrir l’origine de ses difficultés, à gérer les symptômes et à établir des stratégies pour mieux fonctionner au quotidien.
    • Réadaptation. Ces programmes offrent un soutien physique et social permettant aux gens atteints d’une maladie mentale d’éprouver un sentiment de bien-être. La réadaptation peut comprendre de la formation professionnelle, des programmes de vie autonome, et des programmes d’autoassistance au cours desquels ces personnes peuvent parler de leur expérience et se soutenir les unes les autres.
    • Médicaments. Les scientifiques ont fait de grands progrès pour comprendre les causes chimiques de la maladie mentale et, par conséquent, de nombreux médicaments peuvent être prescrits par un psychiatre ou un médecin pour la traiter. Cette option est habituellement plus efficace lorsqu’elle est accompagnée d’un autre type de traitement comme la psychothérapie.
    • Réseaux de soutien La recherche montre qu’un réseau de soutien solidaire composé de membres de la famille et d’amis peut aider quelqu’un à gérer sa maladie mentale et à prévenir une rechute. C’est pourquoi un grand nombre de fournisseurs de soins de santé mentale ont commencé à développer des ressources et des programmes pour expliquer à la famille et aux amis comment mieux soutenir un proche atteint de maladie mentale et répondre à ses besoins.

Les personnes touchées par la maladie mentale mènent souvent deux batailles de front : une contre la maladie et l’autre contre la stigmatisation entourant les troubles psychologiques. En connaissant les faits, nous pouvons enrayer cette stigmatisation et permettre aux gens ayant une maladie mentale de vivre une vie satisfaisante et de réussir leur démarche vers un rétablissement.